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Painting is silent poetry, and poetry is painting that speaks. Simonides

Thomas Bossard









Thomas Bossard, Painter in oil, born 1971 in Poitiers, France, studied art at Saint Luc School, Belgium. 
His paintings of the theatre portray the humour and comical life behind the scenes and his large canvas’s 
show the insignificance of man. 

This young artist has a very deep understanding of human nature. Prior to becoming a professional artist 
Thomas worked with the theatre, creating and putting together stage sets for plays and opera, and he has also been a porcelain artist at Limoges (France). 
His work has been greatly influenced by artists such as Velasquez, Vermeer, and Rembrandt. 
Thomas works long hours in his studio with just his music as company; he has a great love of classical 
music. 
Exhibits Paris, Toulouse, and throughout France.UK, London, NEC Birmingham, Cambridge, Edinburgh.












Tel un enfant, parodiant avec génie la vie des adultes, Thomas Bossard n'est pas seulement un peinture de talent, mais bien aussi un grand humoriste. A la fois drôles et grinçantes, sans jamais pour autant tomber dans le cynisme ou la vulgarité, ses oeuvres nous révèlent, avec infiniment de poésie, qu'entre le masque et l'être qui le porte – entre le statut social et la fragilité intime – il existe toujours un écart, un  hiatus, et parfois même, une béance, que seul le rire et la danse peuvent venir combler. 

Le rire de l'innocence
En bon disciple de James Ensor et Honoré Daumier, Thomas Bossard a le goût de la mise en scène et le sens du portrait. Mais à ces deux qualités, il faut encore ajouter celle-ci : l'ingénuité - voir la tendresse - avec laquelle il se moque de ses sujets. Car c'est là, nous semble-t-il, ce qui caractérise en propre le style de cet artiste. Quelque soit le sujet ou le personnage qu'il croque, Thomas Bossard parvient toujours à nous faire saisir, avec la même intensité, ce qui se cache d'humanité derrière un geste maladroit ou une grimace, une attitude inconvenante, ou une espièglerie.

Il n'est qu'à regarder sa toile intitulée « Les danseuses », ou bien cette autre, plus évocatrice encore - « L’ascenseur » - pour que cette double polarité devienne à la fois claire et apparente. Jouant sur l'effet de gêne que produit nécessairement l'espace exiguë d'un ascenseur, Thomas Bossard s'est amusé à inventer une expression ou une activité dérisoire aux personnages qui composent cette scène. Mais, plutôt que de s'en tenir là – comme aurait pu le faire un humoriste sans amour – il s'est aussi efforcé de donner à chacun d'eux l'air d'avoir envie de rompre ce silence, sans pour autant le faire, par respect ou par pudeur.

Est comique le personnage qui suit automatiquement son chemin sans se soucier de prendre contact avec les autres. Le rire est là pour corriger sa distraction et pour le tirer de son rêve

Henri Bergson
Entre le sérieux du pathos et la légèreté de l'ironie, il semblerait que Thomas Bossard ait choisi de ne pas choisir, ou plutôt, de faire de son humour, comme pouvait le dire Françoise Sagan avec justesse, « la politesse de son désespoir. » Dépassant ainsi le cadre de la satire pour gagner celui de la fable ou de la comptine pour enfant, son oeuvre nous entraine dans un univers tragi-comique dans lequel le rire n'a de sens que s'il peut, à tout moment, susciter en nous un mouvement d'empathie, et peut-être plus encore, de compassion ou de bienveillance envers les faiblesses des êtres qui nous font face.

Voilà pourquoi, peut-être, plus nous regardons avec attention les peintures de Thomas Bossard, et plus nous 
ne pouvons nous empêcher d'entendre raisonner, sous l'aspect un peu grotesque de ces personnages, l'appel ténu de la grâce. Et si les pas de danse que la plupart d'entre eux esquissent avec témérité ne tendaient, en définitive, qu'à faire de ces êtres un peu gauches, des créatures en tout point adorables.
Frédéric-Charles Baitinger









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